La critique qui fait mal, c’est facile. Critiquer pour faire avancer son interlocuteur, c’est déjà plus délicat… C’est pourtant beaucoup plus utile. Managers : suivez nos 6 conseils pour faire une critique constructive.

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Critiquer, c’est quoi ?

Critiquer dans le premier sens, c’est exercer son intelligence à démêler le vrai du faux, le juste de l’injuste, le bon du mauvais, par un examen raisonné et objectif, en vue d’estimer la valeur de l’être ou de la chose soumise à l’examen. Donc, c’est examiner, analyser, apprécier, commenter. Par extension et par réduction, au sens négatif, et c’est surtout l’aspect négatif qui l’emporte dans le sens commun ; c’est émettre des jugements défavorables, d’une façon systématique ou occasionnelle, en ne s’attachant à relever que les défauts et les imperfections.

Effectuée dans les règles de l’art, la critique nous permet de savoir où se trouvent nos lacunes et d’identifier les points à améliorer. Alors que la critique négative affecte l’estime de soi et suscite un sentiment d’incompétence, la critique constructive augmente l’efficacité des personnes et des entreprises. Voici 6 conseils pour manager en critiquant vos collaborateurs de façon constructive.

Commencer par vous souvenir des choses positives.

Avant de commencer à parler, essayez de vous souvenir des réussites de votre collaborateur. Voir le verre à moitié plein vous permettra de tempérer et de nuancer vos propos.

Objectiver les faits

Critiquer une attitude de votre collaborateur est trop abstrait : concentrez-vous sur des faits et rien que des faits. Dire à quelqu’un qu’il est trop rigoureux ou trop désordonné, ça signifie quoi ? Donnez-lui des exemples factuels et datés : on ne juge pas, on constate. Evitez de diriger votre propos sur la personne : “Tu dois reprendre le traitement de ce dossier” ; orientez votre propos sur le travail : “cette partie du dossier doit être reprise”. Eviter d’utiliser les mots comme “toujours”, “jamais”

Le collaborateur doit s’exprimer 

La parité relationnelle constitue le socle d’un critique constructive. Votre collaborateur a sûrement “sa” version des faits à communiquer : écoutez-le. Il sera plus réceptif par la suite s’il se sent écouté.

On recherche des solutions

Inutile de ruminer le passé : capitalisez ce qui s’est passé pour aller de l’avant. Posez-lui des questions ouvertes : Que penses-tu de … ? Comment vas-tu faire la prochaine fois pour …? Et si besoin, on s’inclue : si ON fait …

On propose et l’autre dispose

Si vous constatez que votre collaborateur perd du temps à faire et refaire les plannings, demandez-lui s’il veut bien recevoir votre conseil : “puis-je te faire une suggestion ?”. Le collaborateur est libre de de prendre en compte tout ou partie de votre proposition.

On choisit le bon moment

Sous le coup de la colère, les mots peuvent dépasser votre pensée. Un conseil : laisser passer quelques minutes pour canaliser votre propre émotion. Pour faire une critique constructive, l’idéal est d’être en tête-à-tête avec votre collaborateur, au calme et dans un état d’esprit plutôt bienveillant.