L’agilité est synonyme de souplesse, vivacité, légèreté. Elle est l’antonyme de la routine, de la lenteur et de la bureaucratie. Aujourd’hui, on parle volontiers d’agilité d’organisation ou encore d’agilité managériale pour faire face aux divers changements.

Le monde change. Certes. Mais de quoi parle-t-on ?

Depuis les années 70 et au-delà de la montée de l’individualisme, le changement de modèle économique dans les pays occidentaux renforce la concurrence et donc la nécessaire compétitivité des entreprises. Pour ce faire, l’entreprise a définitivement adopté une conduite orientée vers la performance économique et financière : elle vise avant tout le profit.

Pour fonctionner sur ce modèle et dans un tel contexte, là où l’information est prépondérante et se propage à une vitesse inédite depuis plus de 10 ans, l’entreprise de ce début du XXIème siècle se saisit de différents outils pour assurer sa pérennité :

  • La technologie est un levier majeur qui permet d’introduire de la flexibilité et de la souplesse dans la production ;
  • La simplification de la division du travail et la suppression de niveaux hiérarchiques favorisant la recherche de rationalisation des coûts.
  • La culture de la conformité et de la gestion se couple à la culture de la recherche du profit à court terme.
  • Les systèmes informatiques contribuent à offrir des réponses d’adaptation et d’innovation.
  • La suppression des séquences désormais effectuées de façon informatique raccourcit les processus et augmente la flexibilité grâce à la réduction des délais.
  • La disponibilité de l’information permet une meilleure maîtrise de l’environnement et favorise la réactivité.
  • L’information est abondante. Le tri de l’information devient plus difficile et affecte profondément les dynamiques collaboratives : on passe d’une culture de la procédure (organisation de tâches) à une culture orientée process (logique relationnelle visant l’optimisation des liens relationnels pour la satisfaction client).

Fort de ces constats, on comprend dès lors pourquoi la société mondialisée de l’information oblige à réorienter les organisations, les styles de management et les hommes vers un mode de fonctionnement en réseau, donc agile. De nouvelles opportunités et de nouvelles formes de coopération (internes et externes) voient le jour pour satisfaire le client : c’est la raison d’être d’une entreprise agile.

Nouveau paradigme, nouvelles valeurs, nouveaux principes de fonctionnement, nouvel état d’esprit

                                              Les 4 grandes valeurs de l’agilité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’agilité repose sur 4 grandes valeurs :

  • les individus et les interactions (versus les processus et les outils)
  • les logiciels fonctionnels (versus une documentation exhaustive)
  • la collaboration avec le client (versus la négociation d’un contrat)
  • la réponse au changement (versus le suivis d’étapes prédéterminées dans un plan d’action)

L’agilité repose sur 7 grands principes :

  • La capacité de l’entreprise à anticiper des évolutions / crises / ruptures de son environnement mais aussi des conséquences de ses propres décisions et actions.
  • La coopération. En interne dans une optique « gagnant-gagnant » optimale collective. En externe vis-à-vis de tous les acteurs de l’environnement.
  • L’innovation permanente dans son offre client grâce à un mix « coûts maîtrisés – valeur créée »,
  • Une offre globale s’appuyant sur des offres de services et une relation personnalisée avec chaque client,
  • Une culture client généralisée dans une organisation par processus où chacun est client de l’autre et réciproquement,
  • Une complexité à échelle humaine visant à favoriser la reconfiguration des équipes ou des services,
  • Une culture du changement faisant de celui-ci un allié souhaité plutôt qu’un ennemi craint.

Une entreprise agile est donc une entreprise qui :

  • Apporte des solutions concrètes rapidement et très opérationnelles à ses clients.
  • Organise le partage de sa gouvernance : les méthodes sont vraiment au niveau de la prise de décision, là où se trouve la bonne information.
  • Encourage la divergence d’opinion, accueille favorablement l’expérimentation et autorise le droit à l’erreur de ses collaborateurs. Elle encourage « l’apprendre à apprendre » et « l’apprendre à désapprendre ».
  • S’appuie sur une logique de communautés transversales pour fonctionner : transversalité des acteurs et des compétences le temps d’un projet.
  • Questionne en continu ses usages, ses manières de faire pour produire de l’innovation à tous les niveaux de l’organisation (faire mieux, différemment et avec moins de moyens).

 

A l’évidence, les facteurs clés de succès de distinction et de performance de l’entreprise agile sont les femmes et les hommes qui la composent.

Pour aller plus loin : Etre agile… le destin de l’entreprise de demain